Lundi, je postais cette photo dans ma story :
Je revenais de quatre jours sur les routes, entre une dédicace à Genève, l’autre à Lyon, et un tournage à Monaco; et je n’avais qu’une envie, c’était de pouvoir me poser devant mon ordi et mes feuilles pour avancer sur des sujets de fond.
Et presque immédiatement, une sis m’a répondu :
“T’es vraiment d’une autre planète Louise, moi je rêve de l’exact inverse 😂”
Ça m’a fait réfléchir. Est-on condamné à vouloir ce que l’on n’a pas ?
A-t-on juste besoin de changement ?
Ou idéalise-t-on ce qu’on ne connaît pas ?
En réalité, le premier et le dernier point se rejoignent. En vivant notre réalité, on est hyper conscient de ses difficultés, de ses travers, de ce qui nous pèse; or, on ne peut s’en rendre que parce qu’on l’a vécu. J’observe beaucoup cette contradiction chez les artistes que je rencontre; lorsqu’ils n’étaient pas connus, ils ne rêvaient que d’une chose, c’était de l’être; une fois qu’ils le sont, ils sont nombreux à regretter l’anonymat perdu et les responsabilités qui viennent avec la notoriété.
C’est parce que l’on se berce dans l’illusion, je crois, d’une situation idéale; il est bien plus facile de voir ce qui ne va pas dans notre vie, et ce qu’on gagnerait à changer, que de percevoir les externalités négatives que ce ce changement amènerait inévitablement.
Bref. Un long laïus pour une si petite story lol.
Mais je pense que c’est une réflexion que j’avais moi-même besoin d’avoir; je tombe encore facilement dans le piège de rêver à ce que je n’ai pas, sans mesurer le coût de ce que cela représente. Désormais, j’essaie d’être guidée par ce mantra : être reconnaissante pour ce que j’ai, et excitée pour ce qu’il y a à venir 💫
À défaut de chercher le bonheur, peut-on trouver la satisfaction dans notre quotidien ?
Pour ceux qui ont lu mon dernier livre ou encore les newsletters à ce sujet, vous savez que je suis un peu sceptique au sujet de la recherche du bonheur et encore plus envers les programmes voulant nous montrer comment le trouver. Néanmoins je trouve qu’il y a quelque chose de plus tangible dans la recherche de la satisfaction. L’article du Time How To Be More Satisfied With Your Life – 5 Steps Proven By Research recense des études au sujet de ce qui peut nous apporter davantage de satisfaction dans notre quotidien et notre environnement, en se concentrant sur les petites choses davantage que sur la “big picture”. Nos relations, la manière dont on se fixe des objectifs, ou encore une forme de minimalisme.
Qu’est-ce que vous en pensez ?
L’herbe est-elle toujours plus verte ailleurs ?
Un domaine évident dans lequel on a tendance à se comparer est celui du travail. Après tout, c’est une des premières questions qu’on se voit poser quand on rencontre de nouvelles personnes “tu fais quoi dans la vie ?” (qui implique évidemment dans la majorité des cas de décliner notre profession). Dans une société où on se définit principalement par son métier, la comparaison et la frustration peut vite se faire sentir: mon métier a-t-il du sens? est-ce que ce que je fais est vraiment important ?
Welcome to the jungle propose un article passionnant à ce sujet pour mettre en lumière les mécaniques à l’heure dans cette course à la reconnaissance sociale et donne des clés pour sortir de cette spirale.
Et si ?
Il y a un sujet qui m’intéresse particulièrement en lien avec ce que je vous partageais au début de cette newsletter : c’est l’effet papillon. Comment les petites choses de notre quotidien (arriver légèrement en retard à un rendez-vous, le choix de notre trajet, un changement de plan de dernière minute …) peuvent avoir un impact majeur sur notre vie.
Car si notre insatisfaction chronique semble être liée uniquement aux choix conscients que l’on fait, on tend à minimiser les résonances des milliers de petites décisions quotidiennes que l’on prend sans s’en rendre compte et qui façonnent notre vie. Dans le film Le tourbillon de la vie, on explore les vies alternatives du personnage de Julia (interprétée par Lou de Laage) : Si elle n’avait pas fait tomber son livre ce jour-là, aurait-elle croisé Paul ? Ou sa vie aurait-elle pris une toute autre direction ? J’adore l’idée qu’au delà des choses rationnelles que nous contrôlons et maitrisons, il y a chaque jour une infinité d’éléments anodins qui concourent à définir notre trajectoire.
Voilà pour les recommandations et les réflexions de cette semaine, n’hésitez pas à me partager ce qui vous a inspiré ou fait réfléchir ces derniers jours. Je n’ai pas toujours le temps de répondre à tout le monde mais je lis chacun de vos réponses à chaque newsletter et ça me fait très plaisir !
xx Louise
