Kessel

Le Festival de Cannes touche à sa fin.

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La newsletter de Louise Aubery
3 min ⋅ 26/05/2024

Deux semaines intenses, stimulantes, enrichissantes.

Vous connaissez ce sentiment où, d’un côté, t’as l’impression d’être là depuis des mois, et en même temps d’être arrivé hier ?

C’est vraiment l’effet que ça me fait.

Je n’ai pas pris le temps encore de processer tout ce qu’il s’est passé, alors j’ai envie de le prendre maintenant.

  1. Ton passé n’est pas en concurrence avec ton futur

C’est lors de mon enregistrement avec Eva Longoria (oui je sais, je spoile clairement) que cette réalité m’a frappée. Eva partageait comment certaines personnes avaient tendance à réduire son rôle dans “Desperate Housewives” comme étant le rôle de sa vie, et qu’il serait difficile pour elle de trouver mieux. Mais ce n’est pas du tout ainsi qu’elle le perçoit, et elle m’a permis de réaliser à quel point il était absurde de concurrencer différentes étapes de notre vie. Elles nous appartiennent toutes, et la comparaison entre nos accomplissements n’a pas lieu d’être. La vie n’est pas une compétition, aussi bien par rapport aux autres, que par rapport à nous-même.

  1. Essayer d’être quelqu’un d’autre est contre-productif

La partie qui m’est toujours la plus inconfortable, au Festival de Cannes comme dans tous les événements mondains d’ailleurs, ce sont les soirées.

Les soirées où tu ne connais souvent personne, où tout le monde te regarde de haut en bas et essaie d’évaluer ton pedigree.

J’ai toujours été très mal à l’aise dans ces environnements, car la conscience du regard de l’autre et du jugement omniprésent me poussait à surjouer pour ne pas décevoir. Les conseils de type “mais sois juste toi-même !” m’énervait au plus haut point car dans ces moments-là, je ne savais pas comment être moi-même.

Mais j’ai réalisé que c’est parce que je me souciais de ce que les gens allaient penser, ce qui est paralysant car cette préoccupation est indissociable de la peur de mal faire. Or, si on dépasse cette inquiétude, et qu’on se présente aux autres tel que l’on est, on ne peut pas rater.

J’avais le sentiment qu’il était de mon devoir d’essayer de plaire aux autres; mais à quoi plaire à quelqu’un si ce n’est pas pour qui l’on est ?

Cette année, je suis arrivée aux soirées comme si j’allais chez des amis, et je n’ai jamais noué d’aussi belles connexions.

  1. “J’ai rien à perdre” mentalité”

Ce qui nous bloque beaucoup dans notre vie professionnelle aussi bien que personnelle, c’est l’aversion au risque.

Il est toujours plus facile, plus rassurant de choisir la sécurité; mais ce n’est pas ce qui nous fait évoluer. Et surtout, ça nous conduit parfois à passer à côté de réels accomplissements.

J’ai 2 exemples à vous partager pour illustrer ce propos, qui se sont passés cette semaine à Cannes.
Le premier, plus trivial, est arrivé juste hier soir au moment où j’écris ces lignes; j’étais sur la terrasse de L’Oréal Paris avant de partir pour le tapis rouge et j’aperçois l’actrice Joey King à quelques mètres de moi. Je pousse un petit cri, je n’arrive pas à réaliser qu’elle est juste à côté de moi; je me dis que j’aimerais vraiment avoir une petite photo souvenir avec elle, mais je me censure tout de suite en me disant que je n’oserai pas aller la voir. Et là, pour faire honneur au changement d’état d’esprit que j’opère depuis plusieurs semaines, je me pose cette fameuse question : “Qu’est-ce que tu as à perdre ?”

Au mieux, je repars avec une photo de nous deux; au pire, elle décline et je n’aurais au moins pas de regret. Je respire un grand coup, et pars à sa rencontre; et elle m’a adressé un grand sourire en disant qu’elle serait ravie de réaliser la photo.

Je ne suis clairement pas à mon avantage mais je m’en fous, c’est le souvenir qui compte donc je vous la partage !!!

L’autre exemple qui illustre à merveille cette réalité, c’est la pugnacité de l’actrice et réalisatrice Reem Kherici avec qui j’ai eu la chance de dîner : elle m’expliquait qu’elle a commencé en TV en entrant dans les bureaux de M6 à Neuilly et en affirmant qu’elle avait un rendez-vous avec le directeur des programmes. Une fois dans la salle de réunion avec ce dernier, elle lui confesse qu’il n’a jamais accepté de rendez-vous avec elle mais sors sa pochette où étaient écrites toutes ces idées d’émission.

Quelques années plus tard, elle est non seulement présentatrice, mais aussi actrice, scénariste et réalisatrice.

4. Je suis transexuelle.

Ça c’est bonus. Je commence à être habituée à recevoir des commentaires en tout genre sur mes vidéos YouTube, jusqu’à cette semaine où je suis tombée sur celui-ci:


Ne sachant pas vraiment comment réagir j’en suis arrivée à la conclusion suivante : les gens finiront toujours pas projeter sur vous ce qu’ils ont envie de voir, alors autant se détacher du regard des autres !

Et la bise à toi Michel


Depuis hier soir, on sait que c’est le film Anora de Sean Baker qui a remporté la palme d’or pour cette 77e édition du Festival de Cannes. Mais dans la dernière newsletter je vous avais fait voter pour VOS palmes d’or : vos films cultes qui selon vous devraient être vus par tout le monde. Je vous partage quelques unes de vos réponses ici:

  • Garden State de Zach Braff

  • Beauté Caché de David Frankel

  • Will Hunting de Gus Van Sant

  • Anastasia de Don Bluth & Gary Goldman

  • Au revoir là haut d’Albert Dupontel

  • Ladybird de Greta Gerwig

  • Booksmart d’Olivia Wilde

  • Mange Prie Aime de Ryan Murphy

  • Mean girls de Mark Waters

  • Love Actually de Richard Curtis


C’est quand la dernière fois que vous avez pris un risque ?

C’est une question que j’aime beaucoup poser dans mon podcast InPower, parce qu’il permet à la fois d’inspirer les auditeur.ice.s à en prendre, mais aussi à nous permettre de réaliser si on se challenge assez au quotidien.

Si on ne rate pas assez, c’est qu’on essaie pas assez; alors dites-moi ce que vous avez récemment osé !

xx Louise

La newsletter de Louise Aubery

Par Louise Aubery